Organisé le 9 et 10 novembre par "Ikatan Ahli Arkeologi Malaysia"(Malaysian Archaeologists Association) et l’école française d’Extrême-Orient en collaboration avec l’ Ambassade de France en Malaisie.
En Asie du Sud-Est, les documents épigraphiques, c’est-à-dire les textes sur supports permanents (pierre, métal, etc…), représentent bien souvent les principales (voire uniques) sources écrites locales à disposition des historiens pour la période couvrant le début de l’ère chrétienne jusqu’au milieu du second millénaire. Ils éclairent également de façon très précieuse les périodes suivantes. Il s’agit par conséquent de sources d’importance fondamentale pour les recherches sur l’histoire de la région.
Les deux dernières décennies ont vu un foisonnement des recherches épigraphiques en Asie du Sud-Est, qu’il s’agisse de travaux sur des documents en langues extérieures à la région (sanskrit, chinois, arabe, etc…) ou sur des documents en langues locales (Vieux-Khmer, Vieux-Javanais, etc…). L’École française d’Extrême-Orient est particulièrement active dans ce domaine avec des programmes conduits depuis une dizaine d’années par ses chercheurs dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Ces travaux concernent à la fois des inventaires systématiques et des éditions de textes.

Cet atelier organisé à Kuala Lumpur a réuni pour la première fois des spécialistes de différentes langues travaillant sur l’Asie du Sud-Est afin non seulement de livrer un état des lieux de leurs champs respectifs mais aussi de dialoguer avec d’autres spécialistes travaillant sur des corpus de la même aire ou sur des corpus contemporains. Il a par ailleurs été l’occasion de donner la parole à des chercheurs originaires de plusieurs pays de la région. Dix-huit communications ont été présentées.
Cet atelier était conçu en fait comme l’étape initiale d’un état des lieux de la discipline qui fera l’objet d’une publication unique en son genre à ce jour.
